Qu’est ce qu’une valeur agréée, une valeur a neuf…. ?
Valeur d’usage :
Valeur à neuf :
Valeur agréée :
Valeur comptable :
Valeur vénale :
Valeur de reconstitution :
Comment assurer un bâtiment, du mobilier et matériel professionnels, des stocks - marchandises ?
Les batiments et les mobiliers, materiels sont des immobilisations au sens comptable du terme mais ne doivent en aucun cas s’évaluer en fonction de leur valeur d’amortissement. Les stocks correspondant à la définition comptable de l’actif circulant.
Bâtiments :
Mobiliers - matériels :
Stocks :
Pour les marchandises fabriquées par l’entreprise , on retiendra le coût de revient à l’exclusion du bénéfice espéré. Pour les fournitures, les approvisionnements, les emballages, elle est égale au prix d’achat augmenté des frais de transport et de manutention.
L’ensemble de ces stocks sont par nature variables en quantité et en valeur. Pour cette raison ils ne peuvent faire l’objet d’une évaluation à dire d’expert et celle ci est très souvent confiée à la seule appréciation des services financier et comptable.
Hélas, qu’il s’agisse de matières premières ou de produits fabriqués, valeur comptable et valeur d’assurance ne coïncident presque jamais.
Pour les matières premières et actifs non transformés,
La valeur d’assurance est définie par les conditions générales de la façon suivante :« les matières premières, les emballages, les approvisionnements... Sont évalués au coût d’achat y compris les frais de transport, calculé au dernier cours précédant le sinistre »
L’évaluation comptable à partir des prix réels peut se faire de différentes manières :
valeur moyenne pondérée : méthode la plus fréquente qui consiste à évaluer les sorties de matières d’après le coût d’achat ou de production moyen, calculé en tenant compte des divers prix auxquels la matière est entrée en stock. Si ce coût est supérieur à la valeur économique réelle il y a lieu de passer une provision pour dépréciation..
lifo ( last in, first out) : l’unité achetée la dernière est réputée sortie la première. Le stock est alors constitué des unités les plus anciennes figurant à une valeur inférieure au coût moyen pondéré, en cas de hausse des prix.
fifo ( first in, first out ) : les unités consommées les premières sont réputées être les plus anciennes et donc comptabilisées aux prix les plus anciens. Le stock est alors constitué des unités valorisées aux prix les plus récents. En cas de hausse de prix, le stock figurera donc à une valeur supérieure au même stock chiffré en coût moyen pondéré. Valeur comptable et valeur d’assurance sont alors aussi proches que possible.
Pour les produits fabriqués et en cours de transformation,
la valeur d’assurance se définit comme suit : « les produits finis, semi ouvrés ou en cours de fabrication sont estimés à leur coût de production, c’est à dire au prix des matières premières et produits utilisés, majorés des frais de fabrication déjà exposés et d’une part proportionnelle des frais généraux nécessaires à la fabrication, à l’exclusion de ceux se rapportant à la distribution. » Le choix de la méthode comptable et fiscale de détermination du prix de revient influe aussi sur la valeur des stocks. Ce peut être :
Le prix de revient complet :
Le « direct costing » :
Le cumul de toutes ces possibilités peut conduire à rendre le stock comptable fortement éloigné du stock réel. Un écart de 30 à 40% est fréquent. Quoiqu’il en soit, l’assureur réglera sur la base des stocks réels et non fiscaux.
Il n’existe pas de méthode infaillible pour obtenir la valeur d’assurance des stocks, mais plutôt une démarche d’analyse devant tenir compte de leur système de valorisation.
Ainsi le service comptabilité pourra naturellement se baser sur les valeurs d’exploitation du dernier bilan en prenant toutefois soin d’y apporter les corrections suivantes :
différence entre coût moyen pondéré et valeur au dernier cours de l’exercice,
valeur du stock de produits vendu ferme restant en attente dans l’entrepôt compte tenu du coefficient de rotation habituel,
valeur des déchets et rebuts réutilisables ou négociables,
coefficient moyen de minoration fiscale ( s’il existe ) ,
charges de structure qui pourraient ne pas être imputées ( direct costing ).